The National – I Am Easy to Find

Année de parution : 2019
Pays d’origine : États-Unis
Édition : CD, 4AD – 2019
Style : Chamber Pop, Art Pop

Groupe chouchou d’une certaine presse alternative occidentale, The National semblait tout avoir du “pétard mouillé” pour votre humble chroniqueur au sourire si doux. Et pourtant (n’en déplaise à mon meilleur ami, le très biconcave Yves Turgeon, qui trouve que ce band est l’équivalent musical d’un comas de 10 ans), j’ai toujours bien aimé ce groupe tout poli et lisse, avec ses arrangements soignés, sa mélancolie toute automnale, la voix grave de son chanteur qui semble toujours fatigué, éreinté, léthargique (et en robe de chambre, un martini dans la main et une clope à la gueule). C’est du lounge-pop pour enfants blancs, tristes et fortunés ; déçus de s’être fait larguer par leur copine ainsi que par la finale de Game of Thrones. Mais bon, qui aime bien châtie bien.

Donc, qu’en est-il de ce huitième album de ces messieurs pas très rigolos ? Premièrement, ils ne réinventent pas la roue (ni le tricycle d’ailleurs). C’est toujours la même recette hautement maitrisée et efficace. Les fans de la troupe n’ont pas à avoir peur… On ne tient pas là l’album “Grind-Jazz” du National (j’aimerais bien entendre ça, ceci dit). La petite différence sur ce disque ? La présence très forte de multiples voix féminines magnifiques. Et le “gimmick” (si on peut appeler ça ainsi) est fort réussi. En effet, sur près de la moitié des élégantes piécettes de l’opus, Matt Berninger est en retrait et laisse l’avant-scène à des chanteuses telles que Mina Tindle, Lisa Hannigan, Sharon Van Etten (ma préférée !), Kate Stables et Gail Ann Dorsay, la sublime bassiste/back-vocaliste qui fut une collaboratrice de sieur Bowie pendant de longues années. On retrouve même une chorale féminine d’adolescentes (The Brooklyn Youth Chorus) qui intervient le temps de quelques superbes interludes ainsi que sur les plus belles pièces du disque.

La production très duveteuse de Mike Mills vient sublimer l’ensemble de belle façon. Et malgré la présence de plusieurs dizaines de musiciens (dont pas moins de 13 violonistes !), l’album conserve son côté intimiste sans tomber dans la grandiloquence orchestrale. Tout ce beau monde est là pour appuyer le groupe et ses voix multiples. Beau travail. Un peu trop propre à mon goût.

Le bémol de cet album, c’est qu’il est un peu trop long (pour ce genre de musique). 64 minutes de National, c’est un peu beaucoup pour moi. Le disque aurait très bien pu se conclure sur la seigneuriale “Dust Swirls In Strange Light” (la plus “art rock” ici présente)… Mais il n’en est rien et on commence à s’ennuyer un peu fermement vers la fin. La Solution ? Faire une pause au milieu de l’album et se taper un petit Electric Wizard pour décompresser 🙂


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