Warmoon Lord – Burning Banners of the Funereal War

Année de parution : 2019
Pays d’origine : Finlande
Édition : CD, Wolfspell – 2019
Style : Black Metal (à l’ancienne), Black Symphonique

La scène Black Metal finlandaise a toujours été une des plus intéressantes (autant dans le Black classique que dans l’expérimental). Et c’est pas ce petit nouveau venu qui va me faire changer d’avis sur le sujet ! Oh que non, messires ! Le Seigneur de la lune (guerrière) signe ici ce qui pourrait bien être mon disque de Black Métal préféré de l’année (qui est encore jeune, faut le dire). Et ce n’est pas rien quand on considère qu’il s’agit du tout premier album de ce one-man band qui réussit ici l’exploit de synthétiser avec brio tout ce qui me ravit dans le Black old-school. Parce que c’est bien beau le Blackgaze, le Post-Black, le Black Orthodoxe et toutes ces conneries (je raille un peu gratuitement ; j’aime quand même pas mal de trucs dans ces créneaux) mais des fois, ce dont on a envie, c’est de ressentir à nouveau la magie de nos premiers émois satanico-nordiques. Vous savez ce grand vertige qu’on a eu lorsqu’on a découvert Burzum, Darkthrone, Emperor, Enslaved et Mayhem ? Warmoon Lord a compris notre besoin. Il nous donne ce qu’on réclame en toute concupiscence.

Pourquoi ce disque est si bon ? De un, la prod est juste parfaite. Brute et ample en même temps. Le meilleur Black, c’est un peu comme une armée de moustiques amplifiée (banchée sur le 220V). Faut qu’il y ait ce bourdonnement électrifié en quasi-permanence. Et ici, on est servis. Ça grouille mes frères ! Et malgré l’immuable buzz, on peut savourer tous les merveilleux petits détails sonores hirsutes au coeur de l’oeuvre.

De deux : l’atmosphère est juste géniale. Brumeuse et froide. Diaboliquement joyeuse. Comme une samba nocturne sur la pente d’une montagne enneigée à -40 degrés celsius, alors que le ciel est lézardé d’éclairs fous et d’aurores boréales (j’ai des fantasmes visuels très précis). Il y a cette mélancolie typique du Black Métal grand cru et ce côté épico-fantasque aussi. C’est juste BEAU.

De trois : Les compos sont absolument magnifiques ! C’est riche, c’est fouillé et c’est bourré de riffs anthologiques, de vocaux criards superbement maitrisés, de claviers éthérés comme j’en raffole (un peu niais et victorieux à la fois !), de cette batterie véloce en diable et de samples doucereux. Les titres, plutôt longs (à part les classiques intro/outro) font la part belle aux mélodies grandiloquentes et rageusement splendides, mais aussi aux passages plus planants qui viennent faire respirer l’oeuvre d’une belle façon. Warmoon Lord a trouvé le parfait équilibre entre lourdeur et volupté.

Toutes les pièces de ce très court disque (on en redemande) sont des merveilles. En particulier “Funereal Blood” qui me donne la trique comme pas un et qui, à mon avis, va direct au panthéon des plus grands morceaux de Black Metal EVEUR. Il y a une telle énergie ici… Les claviers ont ce petit côté “extra-terrestre” et m’évoquent “La couleur tombée du ciel” de Lovecraft, pour une obscure raison. Certains riffs sont tellement homériques que j’ai le goût de me maquiller en panda et d’aller faire une danse du sabre (avec une épée en mousse) dans la forêt avoisinant ma chaumière. Et que dire de cette finale dark ambiant… C’est splendeur fait de splendosité.

BREF, un satané bon disque que voilà. Ma note en témoigne et va peut-être même augmenter au fil des écoutes. Les amateurs de métal noir doivent absolument s’initier à la musique de cet homme dont la trajectoire discographique sera à suivre de très près. I’m watching you Warmoon Lord… I know where you live…


Si vous avez aimé ce disque, Salade d’endives vous recommande aussi :

VLAD TEPES – Morte Lune

Parce que Warmoon Lord tire son nom du premier titre de cette excellente démo de ce groupe CULTE des Légions Noires.
NOKTURNAL MORTUM – Lunar Poetry

Même fougue de jeunesse, utilisation similaire des claviers, même côté épique. Autre chef d’oeuvre renversant pour une première offrande discographique.
EMPEROR – Anthems to the Welkin at Dusk

ÉVIDENCE
DISSECTION – The Somberlain

Pour ses mélodies aussi magnifiques que glaciales

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