Anatole – Testament

Année de parution : 2018
Pays d’origine : Nouvelle-L.A. (alias Limoilou), Québec, Canada
Édition : Vinyle, DuPrince – 2018
Style : Synth Pop, New Wave lorgnant parfois vers le soul suave et mélancolique

Comme je n’ai pas de mise en contexte à faire à cette chronique qui clos la discographie complète d’Anatole (d’accord, il n’a que deux albums, mais bon….), j’ai décidé de le décortiquer pièce par pièce.

1. Exode : L’album démarre en force avec une synth pop très efficace démontrant à quel point Simon Paradis est un magicien avec ses doigts (au clavier bien entendu, dans sa vie personnelle, je ne veux pas le savoir).  Ici, nous avons une bonne continuité au premier album de l’artiste.

2. Donna la folle : On continue dans la même lignée, la guitare vient plus en évidence dans celle-ci et nous sentons également l’influence disco du drummer Jean-Etienne Collin-Marcou (aussi drummer dans l’excellent groupe de nouveau-disco Beat Sexü).  Le chanteur ici met bien en valeur son registre de voix.  Mélodie qui nous donne le goût de sortir les vestons trop grands avec épaulettes surdimensionnées.

3 . Testament : Ici, l’influence des années 80 est totalement assumée.  Autant au niveau des sons de synthé qui peuvent parfois regrouper tous les clichées de cette période….donc je dois détester cette pièce?  Et bien non, avec tout ça regroupé, on trouve une toune particulièrement efficace, tout y est bien placé.

4. Pluton : On fait vraiment affaire à un album beaucoup moins prog. que le premier, et même si j’adore le style, ça ne m’importe que très peu.  Première chose qui se démarque de cette composition, une ligne de bass particulièrement efficace de Cedric Martel (le frangin du divin squelette qui, avec testament, aborde maintenant un look beaucoup plus David Byrne… note pour les intéressés : il est également bassiste de Tire le Coyote).  Autre chose….lorsque j’entends celle-ci, j’ai ce numéro en tête : https://vimeo.com/241311990. Mention également au solo de drum déjanté ainsi qu’à la passe de synth qui clos la pièce, un petit quelque chose de Depeche Mode ou même l’album Pretty Hate Machine du clou de neuf pouces.

5. La nausée : Pièce plus lente, plus mélancolique où Anatole a envie de vomir à penser à la Nouvelle-L.A..  Il y dit même : « C’est L.A. qui passe à la radio, qu’est-ce qu’on attend pour me faire taire, s’il-vous plait enterre moi ». Certaines passes de clavier peuvent un peu faire penser à l’ambiance dans la trame sonore du jeu vidéo Chrono Trigger sur SNES.  Un must!

6. Renaissance :  Après la nausée, la remise en question, c’est comme si Anatole était mort entre les deux pièces et était, comme dirait Bob Dieudonné-Marcelin : résurrectu !  On retrouve de la lumière dans celle-ci.

7. Aveux : Ok, il l’avoue, la Nouvelle-L.A., ce n’était que du feu, ce prophète était un charlatan.  On frôle ici la pop presque R & B avec les voix de choristes.  Plusieurs subtilités dans les percussions, la ligne de bass vers la fin aussi est fort intéressante, Cédric est une machine!

8. À sept pas du ciel : Pièce assez lente, malgré la sonorité des années 80, déformation dans la voix d’harmonie qui fait plus moderne (un down tempo un peu comme dans « State of the art » de l’Australien Gotye).  Pas la plus accrocheuse, mais à force d’écouter l’album, elle est pas mal en haut de la liste, une excellente ici.  Le petit solo de guitare un peu blues est bien placé!

9. Charognard : Un petit délire ici, une introduction avec un bout de Donna la folle déformé, ensuite un son de synthé qui me fait penser à celui qui rentre au début de « Propriétaire d’un cœur brisé » du groupe British OUI.  Ensuite, la basse rentre avec la guitare et le synthé, on se retrouve dans une ambiance rock à la The Kack.  Celle-ci est très entrainante, il y a du stock là-dedans, une progression très intéressante, plus de guitare, un Simon Paradis qui se laisse encore aller les doigts, un drummer qui, selon le son qui ressort, laisse entendre qu’il a du fun à jouer.

10. Isaac : La dernière et non la moindre.  On tombe ici dans le soul suave mélancolique.  La meilleure chanson de l’album.  Autant la guitare est parfaitement bien placée, autant la complexité de la bass ajoute à la qualité de la pièce, autant la monté de synthétiseur ajoute une ambiance parfaite autant Alex Martel exploite avec perfection sa très bonne voix. 


Au final, un album encore une fois très réussi, bien hâte de voir et d’entendre la suite, j’ai l’impression qu’Anatole n’a pas fini de nous surprendre et la beauté de ce personnage est qu’il peut aller vraiment vers n’importe quelle direction.

Pour écouter l’album et surtout l’acheter, c’est ici : https://anatolequebec.bandcamp.com/album/testament

En bonus, comme ce n’est sur aucun album, parlons Grosse Massue, single qu’il a sorti en 2015 et disponible ici : https://anatolequebec.bandcamp.com/album/grosse-massue 

Ici, c’est la toune qui me fait sourire à tout coup.  Une traduction mot pour mot de la très cochonne chanson Sledgehammer de Peter Gabriel.  Une adaptation qui est une merveille pour l’oreille. 

Bonne écoute!

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