PJ Harvey – White Chalk

Année de parution : 2007
Pays d’origine : Royaume-Uni
Édition : CD, Island – 2007
Style : Folk de chambre intimiste

En 2007, Le fascinant univers de PJ Harvey manquait cruellement à ma culture générale. Un pote m’avait quand même fait entendre quelques albums que j’avais vraiment apprécié mais c’est vraiment avec ce White Chalk tout en douceur, en mélancolie et en noirceur que je me suis finalement initié proprement à cette grande artiste. Ce disque est pourtant totalement à part dans sa discographie déjà très variée (que je connais maintenant beaucoup mieux). Fini le rock aux ambiances lo-fi de Uh Huh Her… Envolée la pop léchée de Stories from the City, Stories from the Sea… On trouve ici un album complètement épuré et très personnel. Composé surtout au piano et porté par la voix expressive et quelque peu tragique d’une Polly Jean dont l’émotivité est à fleur de peau, « White Chalk » est un disque automnal aux ambiances victoriennes, intimistes, éthérées, hantées, enfantines et parfois déjantées.

Acoustique à 95% (mis à part la présence de quelques claviers vieillots sur certaines pièces), il comprend 11 très courts morceaux tous plus fantomatiques les uns que les autres ; berceuses glaciales, petites fugues possédées, piécettes folk-gothiques… L’instrumentation y est extrêmement discrète : guitare, banjo, harmonica, harpe brisée et percussions s’entremêlent pour créer un fond sonore distant à la poésie céleste de la demoiselle. Le piano, instrument-roi de cet album, est le seul à avoir été mis à l’avant plan. Et c’est pratiquement la première fois que Polly Jean en joue (elle a commencé à l’apprendre seulement un an avant l’enregistrement), ce qui confère un charme particulier à son jeu très simplet mais qui va à l’essentiel. Les paroles sont vraiment sublimes (chose à laquelle je porte rarement attention à l’écoute d’un disque). Merveilleux hommage à la solitude, aux douloureux abandons, aux légendes ambigües de fées et de princesses, aux souvenirs errants de relations passées, aux ténèbres qui recouvrent parfois nos pensées et même à ce bon vieux Belzébuth (sur « The Devil »). White Chalk est un album totalement essentiel et magique. Un des meilleurs albums de 2007, tous styles confondus, et très possiblement le meilleur album de miss Polly Jean.


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