ColdWorld – Melancholie²

Année de parution : 2008
Pays d’origine : Allemagne
Édition : CD, Cold Dimensions – 2008
Style : BlackMétal atmosphérique / Post-Black / Ambient

In a wintery Black Metal mood today, malgré l’été et les oiseaux qui gazouillent…

Coldworld, c’est la créature sonore d’un certain Georg Borner. À ce jour, l’Allemand a livré deux EP (dont le génial « The Stars are Dead Now ») et trois divins albums longue durée, dont ce « Melancholie² », grosse révélation pour votre humble serviteur en l’an de grâce 2008.

L’est assez indescriptible c’te disque… Autant il y a cet aspect atmosphérique-dépressif qui puise ses sources chez Burzum (ça « buzz » allègrement d’un bout à l’autre), autant on y retrouve aussi des touches gothiques (ce violon à la My Dying Bride qui ensorcelle fichtrement sur « Tortured by Solitude ») ou même shoegaze par bouts, comme si Slowdive avait décidé de se la jouer « ouais, on est EVIL et on brûle des églises maintenant ». De plus, ya comme un aspect très pop qui est caché derrière toute la mer de larsens et de hurlements robotiquement altérés façon Filosofem. La production, à mi-chemin entre lo-fi vaporeux et limpidité cristalline, sied merveilleusement bien à l’atmosphère prévalante ici. Les compos sont ultra simples mais bigrement efficaces et chargées d’émotion.

Émotion est le maître mot ici. Ce que ce Mélancolie au carré réussit le mieux, c’est sublimer le pathos. C’est rare qu’un disque de Black Metal soit aussi prenant émotionnellement. Et je dirais même que c’est inaccoutumé qu’un album de Black soit aussi « beau ». Par bouts, on dirait presque un M83 Black Metal. On pense même à l’album parenthèse de Sigur Rós. Pas nécessairement pour la musique en temps que tel mais pour ce qui s’en dégage : une mélancolie profonde et authentique… mais aussi une mélancolie euphorique, belle à nous couper le souffle, qui nous porte et nous entraîne ailleurs, vers ce monde merveilleux où l’esprit humain est libre de toute entrave.

Melancholie² se conclut sur une anomalie des plus bigarrées, « Escape », une espèce de suite post-rock teintée de beats trip-hop glacés, de guitares larmoyantes et de violons lancinants.

Chaudement recommandé à ceux qui cherchaient le petit frère du « Filosofem » de Burzum.


Si vous aimez ce disque, Salade d’endives vous conseille également :

BURZUM – Filosofem
MY DYING BRIDE – Like Gods of the Sun
SIGUR RÓS – ( )
WOODS OF DESOLATION – As The Stars

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