Khana Rung Thawi – hae sot dontri phuen ban nong ko 8+9

Année de parution : 2000
Pays d’origine : Thaïlande
Édition : CD, label inconnu – 2000
Style : MOLAM-FUSION !!!, OVNI sonore

L’autre jour je marchais dans la rue. Un passant passe et me parle de physique quantique. BANG ! Coup de poing dans sa gueule de merde. MOLAM BEYOTCH !!! Ensuite, pendant que la beat-machine me vrille les tympans, je le rue de coups de pieds alors qu’il gît par terre. BANG ! BANG ! BANG ! Je suis joyeux. Ses côtes éclatent une par une alors que le solo de saxophone dantesque numéro un m’explose le cerveau. MOLAM testify my brotha !

Il saigne des confettis multicolores. Ils sortent respectivement de ses narines, de ses yeux et de son front. Cette guitare psychédélico-prog-fusion-thaï me rend euphorique. ça n’arrête juste pas. Ça groove sans bon sens. D’autres personnes regardent la scène d’un air choqué. Un tente de s’interposer. Grand coup de MOLAM!!! pour lui aussi tiens. Quand il tombe par terre ça fait le bruit comme quand le coyote tombe de très haut dans Road Runner. Alors qu’il touche le sol, il se transforme en un clavier-guitare géant de couleur jaune canari. Je danse alors dans la rue. Je danse très mal mais je m’en fous ; le MOLAM s’est emparé de moi.

« C’est le Molam festival !!! », déclare-je à voix haute tout en renversant des poubelles et des cartons qui traînent ça et là. Les motifs claviéristiques cheesy-licieux recouvrent mon être tout entier, m’enfonçant dans une transe que je qualifierai de syncopée et synergique. « Cette fête là ne s’arrêtera pas de sitôt les amis !!! »

Je tente de renverser une machine Coca Cola mais c’est trop dur. Je prend plutôt une pierre et je la lance à travers la vitrine de la tabagie. La vitre pète et des morceaux de verres viennent s’enfoncer dans le visage du pov’ commis qui était juste derrière. Il n’a pas le temps de s’écrier que déjà des arc-en-ciels fuchsia-rose-jaune-marbré sortent de ses plaies béantes. Je crois qu’il a un œil de crevé et un slinky s’échappe de son orbite. Ah bien, dis donc !

Soudainement, il se met à pleuvoir des tricycles, des pieuvres et des dumplings. Les tricycles font pas grand chose mais les pieuvres/dumplings décident de danser avec moi alors que commence le solo de sax numéro 12. C’est vraiment une belle journée. En plus, le ciel est chargé d’étoiles GI-GAN-TESQUES et ce, même si il est midi moins quart.

La police arrive finalement sur les lieux quelques minutes plus tard et me font la passe du taser, ce petit gadget électrique bien sympathique. Je me mets à avoir des convulsions respectant pleinement le rythme de la drum-machine. Alors que je m’apprête à perdre connaissance, un sourire dément solidement scotché sur les lèvres, j’entend les gendarmes parler d’un autre cas d’hystérie-Molam… mais non, pas moi, mes frères, jamais trop de Molam… la vie n’est que Molam… Viva el Molam… MO-LaaaaaaaaaaaM……


Si vous avez aimé ce disque, Salade d’endives vous recommande aussi :

KHUN NARIN – Khun Narin’s Electric Phin Band
ANGKHANANG KHUNCHAI – Never Forget Me
THE THAI ORCHESTRA – The Thai Orchestra
DAO BANDON – จันดีขี้ฝอย

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s