Panda Bear – Person Pitch

Année de parution : 2007
Pays d’origine : États-Unis
Édition : CD, Paw Tracks – 2007
Style : Collage surréaliste, Psychédélique, Surf Pop, Sunshine Pop, Ambient, Exotica, Disque expérience

Bonjour / Good Morning chers passagers. Vous pouvez déboucler vos ceintures en laine minérale et ornées de fleurs hawaïennes. Vous êtes arrivés à destination : le cerveau de Brian Wilson pendant les enregistrements chaotiques de « Smile » première mouture (n’oubliez pas votre casque de pompier !!!)… Noah Lennox est votre sympathique pilote mais il préfère vous avertir : il y avait du LSD dans tous les articles du menu servi à bord (oui ! même dans le « sans gluten » !). Si vous vous disiez justement que ça brillait drôlement dans votre champ de vision (en plus des zèbres qui explosent en firmaments laiteux et des ours chapeautés de FEZ multicolores et jouant du glockenspiel avec une ferveur toujours renouvelée), vous en connaissez maintenant la raison !

Percussionniste et chanteur du groupe Animal Collective, Noah (alias l’Ours Panda) livre son deuxième album solo en la forme de ce « Person Pitch » psychédéliquement vôtre. Ce disque est un sale trip, mes amis. Un genre de croisement contre-nature entre « Martine à la plage » et « 2001 Space Odyssey », avec en prime (et pour le même prix !) un peu de ukulélé pour les amateurs. Ou si vous préférez : c’est un pique-nique embrumé sur une plage interstellaire (et bordée par une mer d’astéroïdes) où dansent des chamans habillés de toges en diamants. Et au loin, on entend d’irréels chants de baleines fantômes s’entrechoquant au scintillement sonore des étoiles. Je sais… il n’y a pas réellement de sons dans l’espace. Mais « Person Pitch » est loin d’être réel. C’est plutôt un beau rêve dont on se réveille armé d’un sourire de défoncé mental et dont on à peine à se rappeler les moindres détails. On sait juste que c’était plaisant et positif. Et qu’on aurait donc le goût de manger 18 toasts sur un restant de braises de feu de camp.

Basé à 90% de samples diverses, l’oeuvre se veut un hommage ambiant-maximaliste à la Beach Muzik des années 60. Ce n’est pas un album à écouter en faisant votre vaisselle ou en faisant le ménage de votre chaumière (à part si vous accordez des qualités lysergiques à ces tâches ménagères… et là, je vous trouverais encore plus bizarroïdes que moi). L’écoute se fait mieux alors que votre postérieur est solidement posé sur un divan moelleux ou même dans votre lit, dans un état semi-comateux (avec l’apport non négligeable de bons écouteurs). Et là, vous entendrez la magie s’opérer. Et vous aussi, vous serez porté par ces guitares apaisantes, ces xylophones sucrés, ces chants électro-grégoriens, ces percussions tribales branchées sur un voltage très approximatif, ces synthés dérangés, cette voix qui se permute en milles et unes galaxies bruitatives… Et vous tomberez en amour avec cette ambiance cosmique totalement unique.

Un album à ranger à côté de « California » de Mr. Bungle et bien évidemment, « Pet Sounds » des Beach Boys.


Si vous avez apprécié cet album, Salade d’endives vous recommande aussi :

THE AVALANCHES – Since I Left You
BEACH BOYS – The Smile Sessions

EL GUINCHO – Alegranza!
PEAKING LIGHTS – 936

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