Annie – Anniemal

Année de parution : 2004
Pays d’origine : Norvège
Édition : CD, Big Beat – 2005
Style : Electropop, Dance, Europop

Eh oui. Salade d’endives, fan invétéré de Black Metal, Neurosis, Swans, Current 93, Keiji Haino, Merzbow, de tout ce qui est lourd et fucké, de tout ce qui est sombre et damné, de field recordings de grenouilles dans la nuit brumeuse d’un marais surréaliste, de Free Jazz dissonant à la Brötzmann, de Schoenberg, Ligeti et Messiaen… est aussi un amateur avoué (sortons du garde-robe pardi !) de Dance-Pop dégoulinant de sucre !!!! C’est dit ! Mais attention : pas n’importe quelle Dance-Pop caramélisée. Uniquement la meilleure. Ce qui nous amène au cas de Annie (qui a en grande partie révélé mes tendances en cet an de grâce de la musique que fut 2004).

Annie est une très (TRÈS) jolie demoiselle qui nous provient de Norvège (Bergen, plus précisément), contrée glaciale peuplée d’elfes, de fées, de trolls et d’adolescents incendiaires de monuments catholiques. En 1999, accompagnée de son petit ami et producteur Tore Korknes, elle réussit une percée timide avec le joli tube « The Greatest Hit » (qui samplait la Madonne à perfection). Succès underground, le morceau permet aux amoureux de se faire connaître dans le milieu des clubs scandinaves. Malheureusement, la gloire ne fut pas au rendez-vous pour le couple. En 2001, Korknes, agé de seulement 23 ans, décède des suites d’une malformation cardiaque. La muse en deuil prend un congé bien mérité. Ce n’est que pour mieux revenir en 2004 avec son premier disque longue durée, Anniemal.

L’album frappe fort, très fort. Entourée d’une brochette de producteurs talentueux (Richard X, Timo Kaukolampi et surtout Torbjørn Brundtland de Röyksopp), Annie livre une galette pleine à ras bord de pépites toutes plus savoureuses les unes que les autres. Il n’y a que des hits ici. À commencer par « Chewing Gum », LE single de la mort qui tue – une chanson acidulée au possible, au beat infectieux qui reste solidement scotché dans la tête (tout comme les paroles géniales). Des chansons comme « Me Plus One », « Helpless Fool for Love » et la pièce-titre comportent chacune une avalanche de fraîcheur et de raffinement pop. Voilà là de la musique dansante qu’il fait aussi bon d’écouter dans un contexte de plaisir purement audiophile. « Heartbeat », produite par monsieur de chez Röyksopp, est un véritable joyau étincelant de milles feux et possiblement LA chanson la plus délicieuse de 2004 (d’ailleurs, le clip est génial). La très lounge « No Easy Love » est une perle aigre-douce où la voix doucereuse de la belle Norvégienne noie mes tympans dans une mer de délices. l’atmosphérique « My Best Friend » sent bon la première neige d’hiver – il s’agit d’un bel hommage à l’amoureux disparu d’Annie… comme quoi même la bubble-pop peut nous toucher l’âme. Et que dire de « Come Together », monument épico-euphorique de l’album, si ce n’est qu’il renvoie au placard toutes les Madonna, Kylie Minogue et Britney de ce monde.

Bref, Anniemal, c’est la grande classe. C’est de la pop-musik avec un coeur énorme. Vive les Norvégiens, qui, en plus d’être fort jolis, font de la musique géniale dans tous les styles (du Viking-Metal à l’Électro-Pop).


Si vous avez aimé ce disque, Salade d’endives vous recommande aussi :

ROBYN – Robyn
RÖYKSOPP – The Understanding
MOLOKO – Statues
MADONNA – The Immaculate Collection

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s