Immortal – At the Heart of Winter

Année de parution : 1999
Pays d’origine : Norvège
Édition : CD, Osmose – 1999
Style : Black Metal (saupoudré de copeaux de Trash et de Heavy Metal)

Aaaaah, Immortal. Le « Kiss » de la scène Black Metal norvégienne. Du glam à foison, des accoutrements ridiculement géniaux réunissant tous les stéréotypes du Black (haches de guerre en plastique noir comprises), des vidéos-clips magnifiquement cheesy où l’on admire nos valeureux guerriers nordiques jouer en bedaine près d’un fjord avec des regards haineux OU encore : cette splendide photo où l’on voit Abbath avec la fly joliment ouverte :

J’aime Immortal pour leur sens du spectacle, leur côté « non prise de tête », leur ridicule assumé… mais j’aime aussi Immortal parce que malgré tout ça, en tant que musiciens et compositeurs, ce sont des BÊTES ! Quand vient le temps d’entrer dans le studio, nos bonhommes mettent de côté le « corpse paint » et deviennent des êtres totalement dédiés à leur art (bien que… l’image d’Immortal enregistrant un album complet AVEC leurs costumes complets me fait pas juste triper rien qu’un peu).

Le groupe a pondu bon nombre de très bons albums. Comme premier album critiqué en ce pages, j’ai hésité entre celui-ci, « Pure Holocaust » (qui est à mon avis le chef d’oeuvre de leur première phase purement Black Metal) et « Sons of Northern Darkness » (leur album d’adieu avant un break de 7-8 ans, qui exploite encore plus leur tendance Heavy-Black). Mais bon, mon vote de confiance est allé à « At the Heart of Winter » car je trouve qu’il s’agit là de leur disque le plus épique et aussi un des plus travaillé et recherché au niveau des ambiances. En plus, regardez moi cette foutue pochette qu’on dirait tout droit sortie d’un livre dont vous êtes le héros. So much win.

Cet album marque aussi un tournant pour le groupe, qui perd son ancien guitariste/leader Demonaz en temps que musicien actif dû à une tendinite provoquée par une surdose de riffs. C’est le vocaliste Abbath (anciennement batteur mais guitariste  émérite aussi à ses heures) qui prend sa place en temps que guitariste principal. Le son du groupe change alors énormément. Alors où avant, Immortal n’était qu’avalanche de riffs ultra rapides et de blast beats jusqu’à plus soif, ils évoluent maintenant dans un style parfois plus posé, à travers des compositions longues et intrigantes où s’alternent des passages rapides et d’autres plus lents et contemplatifs. On sent aussi le spectre du Trash et du Heavy Metal par ci par là.

Certains regretteront aussi la production des albums d’antan (plus « crue »). Ici, tout est aussi hyper léché. Perso, je me répète mais j’aime autant les 2 univers sonores du groupe.

Bref, voilà là un album parfait à s’enfiler avant d’aller courir à demi-nu sur des collines enneigées, le visage grimé de maquillage, attaquant skieurs et krazy-karpetters avec une épée en mousse. Good times.


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