Institute – Readjusting The Locks

Année de parution: 2019
Pays d’origine: États-Unis
Édition : Vinyle, Sacred Bones – 2019
Style : Punk, Post-Punk

J’ai découvert le groupe Institute en 2018, par hasard en écoutant de la musique sur Youtube. Puisque que j’étais au travail et que je n’avais pas nécessairement le temps de toujours changer d’album immédiatement une fois terminé, le video suivant a débuté et j’ai soudainement eu un coup de foudre musical. C’était une prestation live à KVRX, la radio de l’Université du Texas à Austin. Le chanteur avait l’air saoul et a immédiatement capté mon attention avec son “chant” plutôt unique. Un peu comme si le chanteur de Brainbombs était dans un band plus punk mais moins vulgaire. La prestation commence avec Salt, chanson qui allait devenir ma préférée du groupe, et je suis tombé sous le charme.


Suite à la fin de la prestation, j’ai immédiatement écouté tout ce que j’ai pu trouver du groupe sur le tube et décidé que, comme pour tout groupe que j’affectionne, je devais avoir leur discographie complète.  Je venais de compléter cette mission en avril dernier lorsque, à ma grande joie, j’ai appris qu’un nouvel album allait sortir le 17 mai. 

Comme on peut lire sur site web du label, la moitié de la formation vit maintenant à New York et l’album a été écrit à distance et vraiment ça n’enlève rien à la cohésion de l’album. Très productifs, ils ont eu besoin de se réunir qu’une seule journée d’octobre à Austin pour faire les démos et ils étaient prêts pour l’enregistrement en décembre à New York.

Ne cherchez pas d’objectivité ici, il n’y en a pas, je suis complètement vendu à cette formation, qui est pour moi une des meilleures des dix dernières années  et cette dernière offrande ne déçoit vraiment pas.

Fidèle à leur habitude, Institute livre un post-punk des plus efficace et je dirais même que pour cet album on pourrait pas mal se passer du “post”. Un son rappelant plus le punk des années 70’s, les chansons sont plus courtes et concises que dans leur deux albums précédents, où les influences diverses des membres du groupe se faisaient plus sentir : punk, post-punk, krautrock. Les 13 chansons frappent fort en 29 minutes et on en redemande!  J’ai dû l’écouter dix fois si ce n’est pas plus et je fais rarement ça, étant donné la grande quantité d’albums qui entrent chez moi et du peu de temps dont je dispose…

L’album commence très fort avec la pièce MPS, ma préférée, peut-être même de toute leur discographie, incroyable petit brulot punk, avec la touche habituelle du guitariste qui rappelle un peu les mélodies de Crisis, avec une superbe ligne de bass qui appuie un des riffs des plus accrocheurs. Je ne peux faire autrement que de bouger la tête à chaque écoute. Elle en vaut l’achat à elle seule!  Je ne vous décrirai pas toutes les autres chansons mais je vous confirme quelles sont pas mal toutes dans le même esprit que celle-ci. Les hits s’enchaînent un après l’autre. La section rhythmique complète à merveille la guitare qui y va souvent de petites envolées bien placées, la complicité entre celle-ci et la basse est vraiment exemplaire. Je dirais que dans l’ensemble l’album rock plus que ce que le groupe nous a habitué et c’est plus léger, les compositions sont un peu moins complexes mais plus accrocheuses. Il y a beaucoup de moments très  forts pour moi, dont Let me be, Indoctrination Set, Roll Music, Dazzle Paint et Anxiety (un video a été produit pour celle-ci). Il est vraiment bourré de petites bombes punk. 

Petite nouveauté : la production de Ben Greenberg. Il a participé à la production d’une grosse partie du catalogue de Sacred Bones et a joué avec multiples formations dont The Men et Uniform. Il ajoute ici un son plus professionnel, des touches plus commerciales dans certaines chansons, des handclaps, du piano et de l’orgue discret en arrière plan. Cela amène plus de luminosité, un son moins sombre que sur les efforts précédents, sans y perdre le petit côté un peu sale de la production. Tous ces éléments viennent juste rehausser celle-ci sans toutefois éclipser le côté très punk de l’oeuvre.

Le seul point faible est Deadlock, la dernière chanson, qui m’a plutôt déplue au départ… J’ai quand même fini par l’apprivoiser suite aux multiples écoutes. Elle démontre une facette plus accessible avec choeurs et guitare acoustique. Je n’aime vraiment pas ce genre de trucs donc j’espère vraiment que ça n’indique en rien une nouvelle direction pour le groupe…

En somme un très bon album, je le recommande fortement!!

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