Eyehategod – Take As Needed for Pain

Année de parution : 1993
Pays d’origine : États-Unis
Édition : CD, Century Media – 1993
Style : Sludge Metal, Doom Metal

Dis donc p’tit gars… t’as fini de vomir ton burger-coca-frites dans le caniveau ? Faut qu’on se tire. Ouais bon, je sais. Ça dépareille le système digestif la toute première fois. C’est comme le premier shoot : tu te vides les tripes mais ça vaut son pesant de cacahuètes… Mais t’en fais pas p’tit… L’a eu c’qu’il mérite ce vieux pédé. D’ailleurs, il vient de vider sa bidasse de chiasse. Tention à tes Nikes, mec… Ouais, ils ont l’habitude de faire ça juste après avoir crevé tu vois ? Bon, tu jettes ta barre à clou dans la flotte et on s’en va… La soirée est encore jeune. En passant, tu materas tes pieds, gamin. T’as encore un bout de sa matière grise sur tes baskets. Allez, frotte moi ça contre le trottoir et basta ! On va faire un p’tit tour au French Quarter. Faut que je poursuive ton éducation. Tu dirais pas que l’vieux Mike s’occupe pas bien de toi, hein ?

J’le vois dans tes yeux que t’as aimé, mon salaud. Ça file des malins p’tits frissons, hein ? De savoir que sa vie était fichtrement moins importante que le plaisir que tu avais à lui enlever… de savoir que t’as tous les droits dans ce bourbier qu’est ta vie. Que tu peux prendre ce que tu veux quand tu veux. Ouais. Et c’est pas une putain de constitution de merde avec ses lois, ses gros porcs à casquettes, ses palais de justices corrompus, ses évangiles ou ses prêtres pédophiles qui vont t’empêcher d’être qui t’es. Ya pas de Dieu, p’tit gars. Oublie jamais ça. Quand tu vas frire sur la sainte-chaise ou quand ton myocarde va décider de t’éclater en pleine tronche à 60 piges, y’aura plus rien. Le noir. Le néant. Ce sera le même putain de vide insondable que t’aies buté des clodos par centaines ou que t’es été cadre dans une foutue compagnie d’assurances avec le portait classique : la maison moche en banlieue, les paiements hypothécaires trop élevés, une femme qui te fait chier et qui te laisse plus la baiser, des sales mioches et un chien qui s’appelle Fido… On est des quartiers de viande destinés à pourrir sur la chaussée mec. That’s it. Autant profiter de cette merde absolue le plus possible. Essayer toutes les substances et toutes les sensations que cette bonne vielle Terre cache dans sa boîte de Pandore. C’est ma philosophie.  T’en penses quoi ?

Ah ouais, tu veux sniffer ? Tu veux qu’on se tire un peu d’essence d’une bagnole ? Quoi ? D’la poudreuse ? Oh-oh, monsieur s’est tapé son premier kill et joue déjà les bourgeois ? Non non, j’te taquine, quoi. On est juste à côté d’un parc où c’est la spécialité nocturne. J’ai de pas de thune fiston. Donc on va se faire le premier camé qu’on croise. dac ? J’te laisse Pantera, mec, pour que tu puisses l’attaquer par derrière pendant que je te supervise. C’est qui Pantera ? Bin, c’est mon couteau de boucher, tu piges ? Ouais, j’lui ai donné un p’tit nom doux parce que Pantera et moi, ça fait un bout qu’on fait du chemin ensemble. C’t’un peu le seul qui me comprend complètement et qui m’a jamais trahi. Donc tu y fais attention sinon l’vieux Mike y sera pu ton pote, tu vois c’que j’veux dire ? Bref, si tu tiens à c’que tes couilles restent attachées au restant de ton corps, tu fais gaffe à Pantera.

Bon, justement en voilà un sur le banc… On s’approche douuuuucement. Ok. C’est bon…. Oh putain ! Beau coup fiston. Directement dans la nuque ! Oh le voilà qui s’agite. Plante le encore et encore ! Pas de pitié ! Attend, j’viens t’aider. Rien de tel que de casser des côtes à coup de baskets pour s’ouvrir l’appétit. Ok, là tu lui coupes la gorge maintenant ! J’veux le voir s’étouffer ; se noyer dans sa bile sanglante. J’adore ça comme son. Quand je chante dans mon groupe de Rock n’ Roll, ça sonne un peu comme ça. Ou à du vomi, j’sais pu trop. Bin ouais j’ai un groupe de Rock. Tu viendras nous voir un de ces 4. On fait un Rock pas mal classe, tu vois. C’est lent, bien « basic » et lourd comme il faut. On vise un peu le machin à la Black Sabbath mais en plus primaire, plus punk. Pas de référence au grand cornu ; on a juste gardé l’aspect « DROGUES ». Ah ouais, puis on parle de ce qu’on est aussi, des gens qu’on tue, ceux qu’on voudrait tuer, des meufs qu’on voudrait baiser ou violer, d’la société malade et c’genre de choses. Ya des bouts planants où ya comme pas de rock mais des espèces de sons vraiment très « space » bien dégueux. Les journaleux qui sont venus aux shows ont décidé d’appeler ça du Sludge. Bande de petites fiottes ceux là.

Mais bon, assez parlé musique. Est-ce qu’on lui crève les yeux juste pour le fun ?


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