Krautrock : the Rebirth of German Music

année de sortie : 2009
provenance : Angleterre
sujets : Krautrock, Allemagne, musique électronique
durée : 58 minutes

Excellent documentaire réalisé par la BBC avec les têtes d’affiche du Krautrock : Amon Düül II, Tangerine Dream, Klaus Schulze, Can, Faust, Neu, Kraftwerk… Le film est très bien documenté et les extraits musicaux sont excellents. De nombreuses archives aident à reconstituer le climat gris de l’Allemagne d’après guerre et l’esprit rebelle des ces musiciens qui refusaient de faire ce qui avait déjà été fait. Après la destruction de l’Allemagne nazie, les Allemands sont à la recherche de leur identité.

À partir de la fin des années 1960, et au cours des années 1970, plusieurs groupes de musiciens s’éloignent du son rock et pop anglo-saxons et se mettent à expérimenter, notamment avec le synthétiseur, un nouvel instrument dans le paysage musical. Le Krautrock n’aura jamais le succès du rock progressif mais il inspire une myriade de musiciens, dont Iggy Pop : « When you listen to it, it allows your thoughs to flow […] allows emotions to come from within and occupy the active part of your mind […] it allows beauty to get there […] the guys had somehow found a way to free themselves from tyranny of stupid blues, rock, of all conventions I ever heard. » [1]

Brian Eno s’intéresse lui aussi à cette scène et passe un moment avec les musiciens de Neu, deux ex-musiciens de Kraftwerk. Le film se termine sur David Bowie qui enregistre l’album Heroes (titre d’une pièce de Neu) à Berlin avec Eno. Le son du krautrock est palpable sur l’album. Fait remarquable, le narrateur garde un esprit critique sur cette intrusion Britannique : « …released in 77, Heroes was a big hit for David Bowie, but the real heroes we’re the kraut rockers. » [2]

.

© Alain Cliche, 2011.

[1] « Quand t’écoutes ça, ça laisse couler tes pensées […] ça permet aux émotions d’émerger de l’intérieur et d’occuper la partie active de ton esprit […] ça permet à la beauté de s’y faufiler […] ces gars avaient en quelque sorte trouvé un moyen de se libérer de la tyrannie du blues stupide, du rock, de toutes les conventions que j’ai jamais entendues. »

[2] « … sorti en 77, Heroes a été un franc succès pour David Bowie, mais les vrais héros étaient les kraut rockers. »

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