Bruit de Fond présente “Psychedelic Disco”

Plus de 40 ans après l’explosion du disco dans la culture populaire, le genre est malheureusement resté associé à une poignée d’artistes ou de formations comme ABBA, les BeeGees, Donna Summer, Village People ou Chic. À la toute fin des seventies, le disco était partout, omniprésent, devenant un mode de vie, un phénomène de société étourdissant. Les Rolling Stones troquaient leurs racines blues pour être au goût du jour le temps de quelques hits, Rod Stewart dansait sur une pulsation cocaïnée, même Pink Floyd trouvait le moyen d’emprunter au genre le temps d’une pièce qui deviendra ironiquement l’une de leurs plus célèbres. Pas étonnant que des soirées consacrées à la démolition de disques disco firent leurs apparitions au tournant des années 80. Feu de camp, tronçonneuses, marteaux-piqueurs, perceuses électriques, bains d’acides, lasers militaires. Tous les moyens étaient bons pour faire disparaitre toute trace de cette musique devenue en quelques années l’incarnation du mauvais goût absolu. Cette mission devenait tout simplement impossible à relever tant le marché en était saturé.

Au même moment, à des milliers de kilomètres du célèbre Studio 54, des musiciens d’Italie, de France, de Belgique et d’un peu partout en Europe continuaient à fumer des tonnes de haschich et droppaient de l’acide même si la drogue en vogue était la poudre blanche importée de Colombie. Des musiciens qui voulaient être hip tout en restant accrochés aux belles années du flower power. Dans leurs highs, ils ont enregistré des 45 tours qui mélangeaient disco et quelques éléments de rock psychédélique, expérimentations souvent involontaires, faute de moyen. Trop disco pour les rockers, trop weird pour les adeptes de Saturday Night Fever. Des chansons qui n’ont jamais tourné à la radio. De toute façon, était-ce vraiment le but recherché ? À l’écoute de ces productions, j’en doute fortement. Des pièces bizarres, parfois malaisantes, des tounes produites à la va-vite, qui sont aujourd’hui recherchées par des collectionneurs aventureux, atteignant parfois des sommes astronomiques . Avec le recul, les pièces disco psychédéliques de cette époque sont de véritables documents d’outsider art, des trames pop décalées qui atteignent des sommets d’abstraction et d’excentricité.

Voici donc une sélection de pièces disco sous influences psychédéliques. Le genre de disco que j’aime et qui me fascine, que j’aurais sauvé des flammes du mouvement « disco sucks ». Je vous promets un débordement de flutes mystiques, de boogies transcendantaux, de rythmiques étranges , et surtout, de belles voix sexy.

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