Compte-rendu spectacle // Black Lips, Montréal, Foufounes Électriques (28 février 2020)

La grande parade punk/psychobilly était en ville aux Foufounes Électriques, en cette veille de la nuit blanche. En effet, la formation d’Atlanta The Black Lips s’amenait en terre montréalaise pour défendre leur plus récent opus, Sing In A World That’s Falling Apart. Pour cette occasion, les formations Warish et Hood Rats allaient faire d’office de première partie pour cette soirée qui s’annonçait énergique, sans répit et drôlement amusante! De oublier les intempéries de l’hiver ne serait-ce quelques heures. Une présentation de Evenko/Greenland/Blue Skies Turns Black.

La salle des Foufs était déjà bien remplie aux premières notes de Hoods Rats. La formation montréalaise œuvrait dans un style punk rock pur et dur. Ceux qui s’attendaient à un départ timide ont dû se raviser assez rapidement, car Hood Rats a cassé la glace assez efficacement! Même s’ils ne réinventent pas la roue, le trio a produit un spectacle très énergique, sans compromis et bien décidé à laisser sa marque. Entre quelques pitreries et blagues bon public, Hood Rats excellait dans un jeu très rapide, quasi sans faute. La performance d’une bonne vingtaine de minutes aura connu son apogée avec les cordes de guitares arrachées, la sueur en amonts et une ascension d’anticipation de la foule pour la suite des choses!

La formation Warish prit place ensuite sur les planches. Bon nombre de curieux avaient décelé chez le chanteur/guitariste un visage familier. À la grande surprise de plusieurs et avec les murmures incessants, il ne s’agissait de nul autre que le fils de Tony Hawk, Riley. Le groupe s’excusa déjà d’emblée, car leur bassiste avait été malheureusement été refoulé aux douanes du pays de Justin Trudeau. Est-ce que le rendu allait en être affecté? La réponse étant : aucunement! Warish a offert un spectacle très fort en tenure de décibels. Le contraste que le spectateur pouvait s’émouvoir était un magnifique mélange de Fu Manchu et Nirvana qui ont décidé de se partir un band de rock garage. Entre sons de guitares fuzzés voire énergiques et un jeu de batterie de haute voltige, les représentants de Riding Easy Records ont eu tôt fait de gagner le public à leur cause. Leur album Down In Flames a été joué dans sa quasi-totalité, et ne fût en aucun cas un exemple de parure. Beaucoup ont probablement décelé un vol qualifié de cette performance au détriment de Black Lips, tant le duo, bien malgré eux, ont su délivrer une performance au-dessus des attentes. En plein la bande sonore parfaite qui ferait démarrer une batterie de voiture en plein hiver! L’adrénaline avait déjà lors atteint un point culminant.

Bien malin celui qui voulait sous-estimer une performance de Black Lips. Malgré un accueil plutôt froid du plus récent album, regorgeant de sonorités country et western, cela n’était qu’un minime défaut à leur parcours. La vraie définition de ce groupe se trouve en formule live. Dès les premiers instants, et ce devant une salle maintenant remplie au pouce carré, la formation d’Atlanta délivra une performance extravagante, énergique et pleine de bonheur venant des quatre coins de la scène. Le groupe malgré les années de débauches, n’a rien perdu de sa forme en live et il était très facile d’embarquer dans cette grande messe de rock psyché/psychobilly. Les «Drive-By Buddy», «Family Tree», «Look Here Satan», ou encore «Stone Cold» se sont enchaînés à un rythme déferlant, au point à ce demander comment le groupe allait maintenir toute cette boule d’énergie au long de la performance. Malgré les chansons à sonorité country (surtout ceux du dernier album) qui semblaient ne pas coller à la soirée, il n’en fallait pas plus dès l’offrande suivante que Black Lips redémarre la machine de plus belle, au grand plaisir de la foule nombreuse qui contribuait au carnage incessant du moshpit. Le groupe fut également très chaleureux envers son public, tant il présentait une sincérité exemplaire malgré les apparences, et n’en fallait pas plus pour encourager le maximum de gens à se joindre à leurs folies. Après une bonne heure de rock énergique, le rappel fut effectué avec «Chainsaw» et «Hippie, Hippie, Hooray», une reprise de Jacques Dutrout. Malgré un choix de set-list parfois répétitive et des chansons qui auraient pu être évitées, la grande parade de Black Lips arriva à son point de destination d’une manière triomphante; saxophones, confettis et ballons roses en guise de célébration.

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