Entrevue avec Mars Sucks: mentalité oldschool, sans nostalgie.

Mars Sucks est un trio officiant dans l’esprit du rock indépendant des années ’90. Si vous êtes fan de Soundgarden, Stone Temple Pilots, Garbage, ou encore Alice in Chains, vous devriez aimer leur musique! J’ai donc questionné Philippe, le frontman:

Marc (gauche) – Philippe (droite)

1. Le projet Mars Sucks est à la base un duo avec un ami et collaborateur de longue date. Veux-tu parler de vos influences et de vos anciennes collaborations qui vous ont mené jusqu’à sa fondation ?

Marc et moi sommes amis depuis plusieurs décennies. À l’époque, nous étions tous les deux en France et avions fondé un groupe appelé Queimada, actif jusqu’en 2000. Ensuite, la vie nous a séparé, je suis parti en Allemagne et j’y vis depuis. Ce n’est qu’en 2021 que nous nous sommes réunis, musicalement parlant. Entretemps, chacun de nous avait bossé sur plusieurs projets.

Marc a joué dans différents groupes, écrit et publié des recueils de poèmes et des essais. Pour ma part, j’ai vécu quelques années peu musicales pendant lesquelles je me suis principalement occupé de ma fille, puis un jour ça m’a repris. Des petits groupes ici et là, toujours en autoproduction. Nos goûts musicaux sont éclectiques, souvent similaires, mais pas toujours ! Il y a des trucs sur lesquels je kiffe qui laissent Marc froid et vice versa.

Marc est un vrai mélomane et écoute beaucoup de trucs très différents, c’est en tout cas comme ça que je le vois. Bien que je découvre de temps à autre un groupe qui me fait flasher, je suis un peu resté bloqué sur mes influences de jeunesse en gros, le rock des années ‘90 à maintenant, avec une nette préférence pour la période grunge et nu métal avec des groupes qui ont influencé toute ma vie comme Deftones ou Pearl Jam.

Ça va bien au-delà de la musique, c’est un état d’esprit en soi. Mais je n’écoute que peu de musique finalement. Ça m’évite de me laisser trop influencer lorsqu’il s’agit de composer mes propres trucs.

En ce qui concerne notre travail commun dans Mars Sucks, on se connaît si bien que ça coule le plus souvent de source. Il arrive qu’on ne sente pas les choses de la même façon, mais c’est plutôt rare. On était parti sur un truc plutôt minimaliste, basse guitare chant et une boîte à rythme. Et puis, le hasard a fait que je suis entré en contact avec Alejandra (Robles Luna, batteuse des Butcherettes) qui a beaucoup aimé Perfect Day et a enregistré ses pistes batterie à la maison alors qu’elle était, elle aussi, confinée.

L’expérience ayant plu à tous les trois, nous avons décidé d’un commun accord d’enregistrer l’EP ensemble. Là aussi, la collaboration à distance se passe bien. Nous avons des goûts similaires (The Distillers, Pearl Jam), ce qui facilite la com et Alejandra est une personne très modeste et très agréable.

Alejandra Robles Luna

2. Donc, quel est votre dessein derrière ce premier EP à venir et comment fonctionne le processus de création et l’enregistrement ? Quels sont les thèmes que vous y aborderez ?

Mars Sucks est né durant le confinement d’hiver 2021. Nous étions donc plus ou moins condamnés à bosser à distance, ce qui amène beaucoup de désavantages (pas de répèt, moins de contact humain en somme) mais ça se passe finalement plutôt bien. On échange des idées via internet qui prennent parfois forme, parfois non. Une fois que j’ai une mélodie en tête ou un début de texte, le travail de compo peut commencer.

En général, je propose une ébauche du morceau et on en discute. Parfois je livre le truc complètement terminé, mais c’est rare. Les thèmes abordés sont divers. J’ai toujours beaucoup écrit à propos des rapports humains, des histoires d’amour ou du mal-être. Peut-être un peu trop, du coup, je m’essaie à d’autres choses. Certains morceaux à venir auront une dimension plus politique.

3. Il y a aussi un premier vidéoclip. Il est plutôt vintage, ça me rappelle effectivement les clips MTV des années ’90. Comment s’est passé le tournage ? Vous aimez les poissons?

Nous avions environ une semaine pour improviser une vidéo, pour pouvoir publier quelques teasers avant la sortie de Perfect Day. Tout s’est fait très vite, avec les moyens du bord (Marc et Alejandra avec leurs téléphones, moi avec une Gopro), le tout dans la spontanéité la plus totale. J’avais repéré cette combinaison orange dans ma cave quelques jours auparavant, j’ai donc commencé à faire des prises comme ça, sans but précis, dans les douches collectives de l’association pour laquelle je travaille.

J’avais Perfect Day qui tournait sur mon téléphone, et puis y’a eu un déclic : j’ai laissé court à mon imagination, j’ai filmé des sorties de secours, des portes, des vitres, quelques mots écrits dans un lavabo.

Marc a eu cette idée des poissons et est allé dans une jardinerie, puis s’est filmé lui aussi sur son lieu de travail. L’idée générale – en relation avec le texte de Perfect Day – était de parler de l’enfermement (d’où les poissons aussi), de l’aveuglement par rapport à une situation (d’où les yeux bandés) et d’une libération qui se concrétise sur la fin avec cette route dans un tunnel, scène que j’avais filmée l’an dernier en descendant en France.

Alejandra, qui avait vu les premières prises, a trouvé ça super et, malgré qu’elle était super occupée cette semaine-là, a demandé à sa copine de la filmer en train de jouer sur sa batterie, puis voilà. J’ai ensuite monté ça en 48 heures, sans savoir où j’allais, mais c’est ça qui est chouette aussi. Finalement, c’est similaire à l’excitation que je ressens quand un morceau me vient.

C’est comme un puzzle, tu débutes avec quelques pièces ici et là et, petit à petit l’image générale apparaît. Au départ, tu te trouves très con sur les prises brutes et puis, avec quelques filtres dans le logiciel de montage, tu te trouves toujours aussi con, mais un peu moins quand même. Ha ! Ha !

4. Je sais que vous aimez rester indépendants et DIY, est-ce pour rester en contrôle du contenu et de l’image ?

Oui, principalement, mais ça a plusieurs origines. On vient quand même du punk à la base, donc on a toujours été habitués à se débrouiller. Un vrai deal avec un label qui fait du bon boulot ça ne court pas les rues et, de toute façon, nous n’en sommes pas là, d’où le DIY aussi !

Et puis, il y a 20 ans, quand une maison de disques signait un artiste, elle l’épaulait à tous les niveaux sur plusieurs albums, donc sur plusieurs années. C’est devenu très rare. Donc autant se débrouiller avec le maximum de contrôle en attendant que ça arrive. En ce qui concerne l’image, c’est vrai que c’est important pour nous. Ça fait quand même partie du package que tu livres aux gens, il me semble important que le tout soit cohérent.

Il y a l’aspect financier aussi. Engager des gens pour faire le boulot, c’est pratique et génial si les gens comprennent tes souhaits, mais c’est parfois inabordable financièrement parlant. Je m’étais déjà un peu équipé en home studio et matériel vidéo pour des projets antérieurs.

On a donc fait ce choix du DIY pour ce premier EP et je trouve que ça sonne quand même pas mal pour de l’auto-prod. Ceci dit, en rajoutant à ça le boulot de promo et tout le reste, tu te retrouves vite avec un job à temps complet non payé… Probablement que nous louerons un studio bien équipé pour le prochain opus.

5. Vous avez produit un deuxième vidéoclip pour le titre Break on Me. Veux-tu nous en dire plus?

Break On Me est notre second single, certainement moins grunge que Perfect Day, disons que ca reflète plutôt le coté punk de Mars Sucks. On avait dans l’idée de le sortir à la mi-Juillet, mais comme d’habitude, ça a pris un peu plus de temps. Mais enfin, le voilà qui arrive, accompagné d’une vidéo un peu inattendu, mais dont je suis personnellement plutôt fier. En fait, on est parti une fois de plus sans idée précise de ce qu’on pourrait faire, et comme pour Perfect Day, peu de temps disponible avant la sortie officielle.

Le texte de Break On Me parle d’une séparation entre deux personnes, l’une ayant besoin de prendre le large, l’autre comprenant et acceptant la situation. Je voyais mal comment illustrer un tel texte sans mettre en scène des êtres humains, mais faute d’acteurs, j’ai commencé à chercher ici et là. Je suis tombé sur ces images de Kamaji Ogino et ça a été le flash.

J’ai un peu trainé dans le milieu travesti à une certaine époque de ma vie et ces images restituent pour moi tout cet univers en marge de la société, disons classique. Il y a toutes sortes de choses qui me touchent là-dedans: En premier lieu le courage d’être ce qu’on est, avec une faculté -que je trouve fascinante- de vivre tout ça à fond au beau milieu d’une société ultra-urbanisée et peu enclin à accepter les différences, mais aussi une certaine détresse, que j’ai souvent ressenti chez les personnes que j’ai côtoyées.

Tout en montant les images pour la vidéo, je me suis demandé pourquoi ça me touchait tant, et je me suis rendu compte que ça me rappelait aussi, toutes proportions gardées, l’univers cinématographique de Wong Kar Wai, dont j’ai toujours été un grand fan. Donc voilà, ces images racontent un peu l’histoire d’une fuite effrénée, faite de ruptures et d’excès, qui finalement reflètent bien l’expérience personnelle qui m’a fait écrire les paroles de Break On Me.

6. Comment se passe la vie de musicien en ces temps troubles et inédits ?

Ayant tous les deux un job « classique » dans la vie courante, nous n’avons pas été gravement impactés par la pandémie comme ont pu l’être des gens dont la musique était l’activité principale, mais s’il fallait peindre un tableau de la situation actuelle dans le milieu du rock, ce ne serait pas très coloré… Les grosses structures ont certes été épaulées financièrement, mais combien de petites assos et lieux culturels divers sont disparus depuis le Covid ? Probablement beaucoup…

D’un point de vue plus général, il me semble que le monde de la musique, qui était déjà un gros business avant la pandémie, l’est devenu encore plus, peut-être parce que beaucoup de choses se sont reportées sur le web. Certes, les outils à disposition pour assurer la promo sont bien plus importants qu’il y a, disons 20 ans. Mais désormais on te réclame de l’argent pour tout. Ah tu veux une interview, ton morceau sur une playlist ou ta vidéo dans mon webzine ?… Ça coûte X euros.

On essaie de rester éloignés de ça, mais c’est difficile, car c’est presque devenu la norme. Ils ne sont plus bien nombreux ceux qui partagent ta musique ou publient un truc à ton sujet par simple passion de la musique. Merci à toi pour cette interview, d’ailleurs.

7. Est-ce que le confinement a influencé votre création ?

Pour ma part beaucoup moins que je ne le croyais. Je me suis dit, au moins deux ou trois fois, «allez, profite de ce temps mort pour en mettre un coup», mais finalement, l’inspiration vient quand elle veut, lockdown ou pas. Par contre, j’ai eu un peu plus de temps pour me consacrer aux premiers enregistrements et mixages.

8. Ressentez-vous une nostalgie face à notre temps, auriez-vous aimé vivre à une autre époque ?

Vivre dans le passé et dire que c’était mieux avant, ça n’amène rien, à mon sens. Et encore faudrait-il être sûr que c’était mieux avant. Je préfère « analyser le terrain », me tracer un chemin à-travers les embuches en essayant de rester honnête avec moi-même et avec les gens à qui je vais proposer notre musique. Ce n’est pas facile, c’est vrai. D’où l’intérêt du DYI pour garder le contrôle, une fois de plus. Comme je le disais plus haut, le monde musical est devenu un business sans pitié, tout le monde veut ton fric, même le plus insignifiant des curateurs de playlists et peu de gens se « parlent » vraiment.

Paradoxalement, en insistant un peu pour avoir un véritable dialogue, ça change souvent la donne. Il suffit parfois de chercher le contact pour que les gens s’ouvrent un peu. Les alternatives plus « humaines » (comme Bandcamp, par exemple) ne sont pas forcément plus aisées. Il y a des millions de musiciens qui publient leur musique de nos jours et c’est tout simplement devenu très difficile de se faire entendre. C’est peut-être un peu plus facile pour un groupe qui a déjà bien tourné et peut compter sur une base de fans assez solide.

Pour un groupe qui démarre, tu ne peux compter que sur toi-même et il y a, à mon avis, deux voies : ou tu te concentres à un niveau très local et tu te condamnes plus ou moins à rester complètement anonyme ou tu utilises des outils que tu rejettes plus ou moins par ailleurs, en l’occurrence, les réseaux sociaux. Pour moi, tout est question de dosage. Je ne vais pas poster quotidiennement des selfies sur les réseaux sociaux juste pour plaire aux algorithmes et je ne vais pas non plus abuser de ça au risque d’aller à contre-courant de mon engagement politique.

Mickey a gagné, comme dirait l’autre, c’est un fait, mais la nuance est peut-être dans la manière dont on s’y prend. En utilisant ça pour essayer de créer un lien avec un public potentiel, tout en restant toi-même, c’est… disons… un moindre mal. Quand je vois des groupes se disant punk vendre leur T-shirt « fuck the system » (Made in Indonesia of course) dans une boutique Instagram, c’est vrai que ça fait bizarre et ça fait partie des trucs que nous ne ferons jamais.

Ceci dit, je ne veux pas répéter l’erreur que j’ai pu faire avec d’autres formations en me concentrant sur le local. Je préfère me dire qu’il y a aura bien quelqu’un au Canada, au Mexique ou au Cambodge qui va flasher sur notre musique. Et puis, j’ai toujours aimé « l’ailleurs ».

Ça se vérifie, il me semble, puisque j’ai de temps à autre des retours de gens disséminés sur la planète qui envoient un message ou laissent un commentaire pour dire qu’ils ont aimé. Parfois ça se limite à un contact très sporadique, parfois ça peut devenir plus intense, avec une collaboration, à quelque niveau que ce soit.

Dernier exemple en date, une petite radio sud-américaine qui me contacte en me proposant de jouer notre morceau là-bas pour 40 $… Devant mon refus argumenté, le gars est soudain devenu beaucoup plus humain, m’a expliqué qu’ils avaient du mal à survivre en tant que petite association et qu’il glisserait notre morceau entre deux autres.

Comme quoi, les gens ne demandent qu’à être gentils, c’est le règne du $ qui nous rend parfois insensibles. À nous de faire ces choix-là. Ce n’est pas un effort surhumain que d’être gentil et humble quand on contacte une radio, un fanzine ou un label, de dire à un autre groupe que leur dernier morceau est génial, de dire merci à la photographe qui vient de laisser un commentaire sous ta vidéo ou de s’intéresser à ce que font par ailleurs les gens qui prennent le temps de s’intéresser à toi.

9. Est-ce que le nom du groupe a un rapport avec Elon Musk? Sinon, quel est l’origine/la signification ?

Oui, le nom du groupe a bien à voir avec le mouvement de protestation par rapport au projet du Sieur Musk. En fait, le nom nous a plu d’emblée pour la sonorité d’abord, mais aussi pour le message qui est porté qui correspond tout à fait à nos convictions.

Notre planète est dans un sale état et seulement par notre faute, quelle hérésie et quelle honte de vouloir aller voir ailleurs au lieu de réparer les dégâts ici et changer nos habitudes. Nous soutenons, moralement ou activement, tous les mouvements prônant un changement de société qui pourrait favoriser le respect de la nature et des êtres humains.

C’est vague, je sais, mais tu vois ce que je veux dire…

10. Justement, le troisième vidéoclip pour la pièce ’99’, plus aérienne et acoustique, est davantage engagé politiquement, parlant des changements attendus depuis ‘Occupy Wall Street’.

Oui, tout à fait. Là aussi, cette vidéo a vu le jour un peu par hasard. L’idée de départ était de rendre hommage à quelques mots prononcés par Alexandria Ocasio Cortez dans un live sur internet. Ce qu’elle a dit ce jour-là, enfin cette nuit-là pour moi qui suis en Europe, très peu de personnalités politiques l’expriment aussi clairement, que ce soit aux USA ou ailleurs.

Ça fera certainement grincer les dents de certains qui ne l’aiment pas, mais je m’en fous! Il ne faut quand même pas oublier qu’elle a été menacée et traitée de tous les noms d’oiseaux par un bon nombre de sbires du sieur Trump. Je ne suis pas assez impliqué dans le contexte politique américain pour présenter ça comme un soutien franc, mais j’admire son courage, sa ténacité et ses mots justes, tout particulièrement dans le contexte de ces dernières années où la droitisation des peuples occidentaux et la quasi-banalisation de l’intolérance sous ses formes diverses ne se cachent plus.

On n’avait pas forcément prévu une vidéo pour 99, mais on se disait qu’un visuel aiderait quand même à épauler le message. Je lis et fais des recherches quasi-quotidiennes à propos des mouvements sociaux, l’écologie, la politique, etc. De fil en aiguille, je suis tombé sur ces enregistrements faits par OccupyTVNY. Je me suis rendu compte que ces images avaient pratiquement dix ans. J’ai écouté dans la foulée quelques interviews des initiateurs du mouvement et leurs questionnements par rapport à l’après-OWS. Comme on l’a vu, ces manifestations n’ont malheureusement pas réussi à changer la donne, les maux qui les ont provoquées n’ont fait qu’empirer par la suite. La question qui se pose est: Que reste-t-il? Quelle forme d’action politique ou sociale est-elle encore en mesure de faire changer les choses ?

J’ai passé des heures à monter cette vidéo, et de voir et revoir tous ces gens rassemblés dans l’espoir d’un changement majeur de société, c’était très émouvant. Pour te dire franchement, j’ai passé une bonne partie du montage avec les larmes aux yeux. Tous ces personnages me sont devenus tellement familiers, j’aimerais savoir ce qu’ils sont devenus. On voit tellement de choses dans leurs regards… Rêvent-ils encore de changer les choses?

11. Le fait de chanter en anglais est une volonté d’être plus international ou si c’est simplement quelque chose de naturel ? Est-ce que vous envisagez des titres en français dans le futur ?

Il m’est arrivé, par le passé, de tenter des textes en français, sans grande satisfaction. Le français sonne rapidement “gneu gneu” à mes oreilles, tout autant que l’allemand que j’ai beaucoup de mal à supporter en chanson… C’est étrange… peut-être ai-je trop baigné dans une culture rock anglophone…

Pour le français, je trouve qu’on subit encore (ou que je subis ?) une sorte de syndrome Noir Désir. Difficile d’écrire un truc un peu poétique et chanter qui ne rappelle pas ce groupe. Je dis “chanter”, parce qu’effectivement, en spoken word, ça passe mieux…

Il y a tellement de trucs complètement banane en français, c’est peut-être ça qui m’a dégoûté. En tout cas, je me sens beaucoup plus à l’aise en anglais, tous mes automatismes d’écriture sont basés là-dessus. Inconsciemment, en absorbant toute cette culture rock pendant des décennies, on absorbe aussi et sans doute malheureusement quelques “dogmes” d’écriture.

C’est certainement chouette de s’en libérer, mais ce sont des choses qui ont bercé toute ma vie et je ne les ressens pas comme une entrave à mon expression personnelle donc… il y a peu de chances que ça change, mais qui sait… peut-être un jour… 10.

12. Quels sont vos projets dans un futur proche ?

D’abord, finir ce minialbum, en espérant pouvoir le sortir bientôt. Ensuite, écrire quelques morceaux de plus pour avoir un set digne de ce nom et pouvoir enfin retourner sur scène. Et pourquoi pas trouver un label avec une bonne équipe bien motivée (Sargent House, ici la station Mars), ceci est un message subliminal…

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