Mathieu Barbe

Dans les années 90, Mathieu Barbe a fréquenté divers marchés clandestins dans les rues mal éclairées de Longueuil (district de King George). S’enfonçant de plus en plus dans l’univers baroque et dangereux des bazars et marchés aux puces de la Rive-Sud de Montréal, M. Barbe s’est mis à collectionner les mal-aimés de la disco music et tout ce qui touchait de près ou de loin à la palpitante scène grindcore maghrébine. Le département du mauvais goût (DMG) de la Stasi longueuilloise l’a rapidement intercepté puis neutralisé. Il a néanmoins réussi à fuir in extremis un traitement expérimental qui le forçait à écouter à répétition le Black Album ainsi qu’A Momentary Lapse of Reason pour le remettre sur le « droit chemin ».  Après avoir sauté par une fausse fenêtre en stucco, M. Barbe est allé se réfugier dans le sous-sol d’un ex-felquiste à Ville LeMoyne et s’est claqué à plein volume le sublime « Spring Rain » de Bebu Silvetti suivi de « Triumphant Gleam » de Darkthrone. Malgré cet antidote, M. Barbe conserve des séquelles de ce traitement barbare comme en témoigne une conversation captée par la GRC entre Gerry April, gangster irlandais actif sur la Rive-Sud et M. Barbe, au Club 75 : « Gerry, osti, ils ont essayé de me laver le cerveau les crisses. Parfois, je me réveille la nuit en sueur, car j’entends les premières notes de « Learning to fly ». [bruit d’un verre qui éclate sur le plancher]. « Ouin, j’imagine la souffrance… c’est que j’ai dit à un gars hier, sur le pont Jacques-Cartier à 3 heures du matin, you should learn to fly fast, Bobby… ». 

Depuis, il n’est pas rare de croiser Mathieu Barbe dans un café iranien de la rue Sherbrooke où il rédige des rapports de ses excursions dans la Zone.


Voici une liste non exhaustive de ce qui le fait danser, rêver et virer sur le capot:

Ambient : 

  • Steve Roach, « Structures From Silence »

Dark ambient : 

  • Maeror Tri, « Myein »

Krautrock : 

  • Ash Ra Tempel , « Schwingungen »

Psychédélique :

  • 13th Floor Elevators, « 13th Floor Elevators »

Gothique : 

  • The Sisters of Mercy, « First & Last & Always »

Punk : 

  • Rudimentary Peni, « Death Church »

Post Punk : 

  • Public Image Limited, « Metal Box »

Country : 

  • Townes Van Zandt, « For The Sake Of The Song »

Folk : 

  • Fred Neil, « Fred Neil »

Metal : 

  • Darkthrone, « Panzerfaust »

Drone : 

  • Kyle Bobby Dunn, « From Here To Eternity »

Trame sonore : 

  • Fabio Frizzi, « The Beyond »

Musique d’ascenseur / muzak : 

  • Bebu Silvetti, « World Without Words »

Funk : 

  • Nana Love, « Full Of Funk »

Reggae/Dub : 

  • Lee Scratch Perry, « I Am The Upsetter (The Story Of The Lee “Scratch” Perry Golden Years) »

Hip Hop : 

  • Smif-N-Wessun, « Dah Shinin’ »

Jazz : 

  • Sun Ra, « The Futuristic Sounds Of Sun Ra »

Rock : 

  • The Stooges, « Funhouse »

Industriel : 

  • Ministry, « The Mind Is A Terrible Thing To Taste »

Shoegaze : 

  • Airiel, « Winks & Kisses »

No Wave : 

  • Dna, « Dna On Dna »

Darkwave : 

  • Lycia, « The Burning Circle And Then Dust »

Chanson québécoise : 

  • François Dompierre, « Saute Mouton »

Chansons « Disco not Disco » :

  •   Glenda Gabor, « Sheer Love »
  •   Stephen Encinas, « Disco Illusion »
  •   Metropolitan Band, « Lucia’s Dance »
  •   Adrienne Edwards, « Mystic Night »
  •   New Sound Quartet, « Good Times »
  •   Leezy Lazz and Leroy Vohn, « Sheila »
  •   Super Disco, « System Love »
  •   Maj Britt, « Sorry Caller No One Home »
  •   Bear Brothers, « Zsha, Zsha, Zsha »
  •   Doogy Degli Armonium, « Mescaleros »
  •   Venus, « Strange How You Move » (musique d’exercise)

Chansons AOR 80’s :

  •   Sade, « Hang on to your Love »
  •   Paul Young, « Everytime You Go Away »
  •   Don Henley, « The End Of The Innocence »
  •   Double, « Captain Of Your Heart »

Dub Techno / Minimal :

  •   Radius, « Obsolete Machines »
  •   Rhythm & Sound, « Carrier »
  •   Deepchord, « DC 11 » et « DC 14 »
  •   Gas, « Königsforst »
  •   Plastikman, « Consumed »
  •   Pole, « 3 »
  •   Sounds & Sequences, « Shining / Haze »