Salade d’endives

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Salade d’endives… quelle est cette entité immatérielle, à la fois savoureuse et énigmatique, gorgée de vinaigrette psycho-temporelle ; sommeillant au fond d’une soucoupe divine et brillant d’une plus qu’étrange luminosité verdoyante ?… Quel est cet être, mi-homme mi-verdure, qui, armé uniquement de son fidèle portemanteau magique à fonctions multiples (sobrement surnommé « Rico ») ose se battre seul contre les terribles pharaons-vampires, les maléfiques tapis de bain mangeurs de chair humaine et leurs milliers d’alliés nazis-communistes ?!?… Qui se cache derrière le masque feuillu et nutritif de ce héros au sourire si doux qui défend adroitement les orphelins, les pandas et les fétichistes du talon droit ?!? Est-il millionnaire, pyromane, analphabète, dresseur de taureaux, pompier-sapeur, collectionneur-maniaque de théières en fantex mauve, moustachu, balayeur sous-payé dans une buanderie yougoslave ou tout simplement fabriquant de cierges orthodoxes à temps partiel ? Tant de mystère, tant de questions et pourtant si peu de réponses…

Voici ce que nos enquêteurs (l’incroyable Serge Calepin et son acolyte, Yvan Blix, tous deux coiffés de chapeaux hexagonaux sublimes dans l’exercice colossal de leurs fonctions) ont trouvé sur cet être étrange :

  • Salade d’endives est amateur de bonne musique, de bonnes bières, de voyages, de littérature, de culture au sens large et de cinéma.
  • Salade d’endives aime aussi les couleurs, qu’ils considèrent toutes comme ses amies (Il salue d’ailleurs Magenta, présentement en mission diplomatique au Gabon).
  • Il s’est déjà battu à mort contre un gigantesque et féroce cornet de crème glacé qui répondait au nom de Serge Postigo. Devant cette opposition dangereusement lactée, monsieur d’endives a triomphé là où plusieurs fiers à bras auraient baissé ces derniers.
  • Son plus grand rêve : devenir le nombre 17 (au sens littéral)
  • Sa marque de détergeant à linge préférée : La compagnie de disques Southern Lord… mais malheureusement, ils ne font pas de détergeant mais plutôt des disques alors il se rabat sur la Parisienne.
  • Son année préférée ? Une combinaison insolite de 1202, 1969 et 2089.
  • Son premier coup de cœur musical : Michael Jackson (époque Dangerous) étant enfant, même si il trouvait ça étrange de voir cette femme blanche s’agripper les parties génitales à tout bout de champ. Ah oui, les Beatles aussi.
  • Sa première GROSSE claque musicale : Genesis et King Crimson. Le priapisme qui s’en est ensuivi fut sévère.
  • Son plus beau concert à vie : Keiji Haino + Sunn O))) au FIMAV 2006
  • Son disque préféré ? N’importe quel album des Boredoms.
  • Son disque jazz préféré ? « Sketches of Spain » de Miles Davis
  • Son disque Black Metal préféré ? « Filosofem » de Burzum
  • Son disque Death Metal préféré ? « Altars of Madness » de Morbid Angel
  • Son disque pop préféré ? « Karuki Zamen Kuri no Hana » de Shiina Ringo
  • Son Bowie préféré ? Low, bien évidemment
  • Le disque le plus étrange qu’il ait jamais entendu : « Orgasm » de Cromagnon (1969… pure folie pour l’époque… en fait, pour toute époque)
  • Sa bière préférée : la Bourbon County de Goose Island. Divin.
  • Sa bière québécoise préférée : La Buteuse Brassin Spécial de Trou du Diable
  • Ses auteurs préférés : Lovecraft, Poe, Stephen King, Philip K. Dick, Unica Zurn, Maupassant, Lautréamont, Dantec, Céline, Mankell, tant d’autres.
  • Ses cinéastes préférés : Tarkovsky, Malick, Herzog, Godard, Lynch, Marker, Antonioni, Fellini, Kurosawa, Kubrick, Bava, Fulci, Rollin
  • Que pense-t-il des dimensions parallèles ? : « Jamais le dimanche ! »
  • Fait insolite : Il a prêté son édition originale du Necronomicon à Tony, le célèbre tigre des céréales Frosted Flakes. Malheureusement, Tony l’a égaré lors d’un déménagement et cherche encore le bon moment pour lui annoncer la triste nouvelle.
  • Voici quelques albums sans lesquels sa vie serait plus triste :fond-albums-slade